Renforcement des capacités des Champions EAH(WASH)des 5 ACS, membres d’ACHAP des 5 pays africains par l’Université Emory en collaboration avec ACHAP à Nairobi, Kenya.

Le ‘’Center for Global Safe Water, Sanitation, and Hygiene de l’Université Emory (CGSW)’’ a développé un outil d’évaluation pour évaluer les conditions Eau, Assainissement et Hygiène EAH dans les structures de soins de santé des pays à faibles et moyens revenus. Cet outil est connu sous le nom d’outil d’évaluation des conditions EAH.

L’outil aide à faire ce qui suit:

  • Développer une vue d’ensemble complète de l’état de l’eau, de l’assainissement et de l’hygiène, de l’infrastructure et des ressources dans un centre de soins de santé donné.
  • Fournir des données en temps réel pour l’information et la priorisation des activités pour améliorer l’eau, l’assainissement et l’hygiène dans les centre de soins de santé.
  • Enrichir la base de données probantes pour le plaidoyer en faveur de l’EAH dans les centres de soins de santé.

Le Secrétariat d’ACHAP en partenariat avec l’Université Emory avec le soutien de Water lines USA a organisé une formation sur EAH dans les structures de santé du 11 au 16 juin 2018 à Nairobi, Kenya. La formation a réuni des participants de 5 ACS (Associations Chrétiennes de Santé), membres d’ACHAP provenant de 5 pays africains tels que le Lesotho, le Ghana, le Zimbabwe, l’Ouganda et le Kenya.

Réunion de deux jours des membres de CHAs-ACHAP avec l’équipe IMA World Health à Nairobi, Kenya

IMA World Health, partenaire clé d’ACHAP, a organisé un salon de deux jours (29-30 mai 2018) à Nairobi-Kenya de plus de 20 représentants de plusieurs bureaux de pays et partenaires de la Plateforme des associations chrétiennes de la santé en Afrique. L’objectif était de renforcer les capacités en matière de narration d’histoires, de photographie et de l’éthique en matière de communications et de créer un réseau de soutien et de partage entre le personnel sur terrain et les employés du siège.

Les effets de ce qui précède sont qu’il y a une faible utilisation des services liés au VIH en raison de la stigmatisation interne, de la baisse de l’estime de soi, de la dépression et des changements de comportement négatifs (par exemple, ne pas utiliser les services disponibles) en raison de la peur de la stigmatisation et de la discrimination au niveau de la communauté et des services de soins de santé. Les gens refusent ou retardent le dépistage du VIH et l’accès aux services de santé.

Inclusion des Dirigeants religieux avec l’aide de NINERELA « Les chefs religieux autour des structures de santé ciblés pour mobiliser leurs communautés pour un accès aux soins ».

Il est important de reconnaître l’influence des chefs religieux sur les communautés. Pour cette raison, afin de s’assurer que les communautés sont réceptives aux efforts et à l’engagement renouvelés des agents de santé pour réduire la stigmatisation et la discrimination, CHAN travaille avec NINERELA, pour sensibiliser les chefs religieux autour d’établissements de santé ciblés afin de mobiliser leurs communautés pour qu’elles aient accès aux soins. Des ateliers de renforcement des capacités seront organisés avec les chefs religieux pour les sensibiliser à la lutte contre la stigmatisation et la discrimination. On espère que les chefs religieux s’exprimeront et travailleront en collaboration avec les structures de santé de CHAN pour encourager l’accès au dépistage ainsi qu’aux soins et aux traitements.

Formation des formateurs par CHAN avec l’appui d’ACHAP à l’intention des professionnels de santé au Nigeria.

Cette année au tout début du mois de Juillet, le CHAN a organisé une formation des formateurs des professionnels de santé sur les protocoles du VIH et la stigmatisation- discrimination avec ces objectifs mentionnés ci-dessous pour éliminer la stigmatisation et la discrimination dans les établissements de soins de santé du réseau CHAN:

  1. Sensibilisation à la stigmatisation et à la discrimination, y compris dans le contexte des droits des personnes vivant avec le VIH et de l’impact négatif de la stigmatisation.
  2. Soutenir l’application des protocoles et du code de conduite (y compris la charte du patient) qui renforce les droits et les obligations des patients dans les structures de santé.
  3. Soutenir l’application des protocoles et du code de conduite qui renforcent la protection des professionnels de santé contre l’exposition professionnelle au VIH.

Pour ce faire, il faudra élaborer une liste de contrôle pour un environnement sans stigmatisation et mettre en place des politiques, avoir un code de conduite pour guider les agents de santé sur le lieu de travail, mettre en place des programmes de renforcement des capacités pour les travailleurs de santé afin de mettre à jour leurs connaissances sur le VIH/sida, élaborer et mettre en place un plan d’action sur la Stigmatisation et la Discrimination , ainsi qu’un programme de Suivi-Evaluation.

Le programme de formation a été conçu par d’autres membres de l’ONUSIDA, des ACS ou de groupes au Nigéria qui ont travaillé sur la stigmatisation et la discrimination. Un questionnaire pré et post -test a également été administré aux bénéficiaires de la formation.

ACHAP en collaboration avec CHAN pour accroître la demande et la rétention des services VIH en mobilisant des agents de santé dans certaines régions du Nigeria.

La réduction de la stigmatisation et de la discrimination liées au VIH/SIDA parmi les prestataires de soins de santé sera utile non seulement pour les groupes marginalisés, les PVVIH et leurs proches, mais aussi pour les prestataires de soins de santé eux-mêmes. Avec 60% de toutes les nouvelles infections en Afrique de l’Ouest et du Centre survenant au Nigeria et seulement la moitié environ des adultes vivant avec le VIH étant sous traitement, il est important de s’assurer qu’il n’existe aucun obstacle à la réalisation des objectifs 90-90-90.

ACHAP est en train de collaborer avec l’Association Chrétienne de Santé du Nigeria (CHAN) pour susciter la demande et accroître la rétention des services VIH en mobilisant les professionnels de la santé dans certains états du Nigeria (ces états ont été identifiés entre autres en fonction de leur prévalence du VIH, en faisant partie de la voie rapide, de la présence d’institutions membres du CHAN avec des programmes complets sur le VIH et un nombre adéquat de travailleurs de la santé) travaillant avec 10% des 358 établissements membres du réseau CHAN.

Ces états sont les suivants:
Zone A : État de Benue
ZONE B : Plateau et états de Kaduna
Zone C : États d’Oyo et d’Ogun

Nécessité de mobiliser et de former les prestataires de soins de santé en vue d’éliminer la stigmatisation et la discrimination.

Des rapports sur le traitement non éthique des PVVIH dans les structures de soins de santé, y compris le dépistage du VIH sans consentement, la divulgation non autorisée et les violations de la confidentialité, l’étiquetage, les commérages, le harcèlement verbal, le traitement différentiel et même le refus de traitement, sont évidents. Les prestataires de soins de santé sont également victimes de stigmatisation et de discrimination. Il a donc été établi que les prestataires de soins de santé retardent l’accès aux services de santé en raison de la peur de la stigmatisation et de la discrimination. De plus, le numéro d’avril 2017 du Journal of medical science en ligne présentait un article qui plaçait le taux de prévalence de la stigmatisation liée au VIH/SIDA parmi le personnel de santé au Nigeria à 15,4%. Cette situation est assez inquiétante et, par conséquent, les séminaires et les ateliers sur la réduction de la stigmatisation contribueraient énormément à mitiger cette tendance. La stratégie nationale du Nigeria s’efforce également d’y remédier par des actions stratégiques, notamment en veillant à ce que les centres de soins de santé fournissent des informations et le soutien nécessaires pour que les professionnels de santé aient accès à la prévention du VIH (y compris les précautions universelles nécessaires à la prévention de la transmission professionnelle du VIH et de la Prophylaxie Post Exposition PPE), ainsi que l’accès au traitement et qu’ils soient protégés contre la discrimination sur leur lieu de travail.

CHAN, champion pour la lutte contre la stigmatisation liée au VIH et la réduction de la discrimination parmi les professionnels de la Santé.

Au Nigeria, il existait une législation contre la stigmatisation et la discrimination à l’égard des personnes vivant avec le VIH (loi anti-discrimination, 2014) après une enquête sur l’indice de stigmatisation du VIH menée en 2010 par le Réseau des personnes vivant avec le VIH au Nigeria (NEPWHAN). Cependant, une étude de suivi en 2015 a conclu que la stigmatisation et la discrimination étaient encore élevées, avec un taux allant de 5,2 % à 25,8 %.

Les effets de ce qui précède sont qu’il y a une faible utilisation des services liés au VIH en raison de la stigmatisation interne, de la baisse de l’estime de soi, de la dépression et des changements de comportement négatifs (par exemple, ne pas utiliser les services disponibles) en raison de la peur de la stigmatisation et de la discrimination au niveau de la communauté et des services de soins de santé. Les gens refusent ou retardent le dépistage du VIH et l’accès aux services de santé.

La Conférence biennale et l’Assemblée générale d’ACHAP à Yaoundé, Cameroun, du 25 février au 1er mars 2019.

La Conférence biennale et l’Assemblée générale d’ACHAP à Yaoundé, Cameroun, du 25 février au 1er mars 2019.

Thème : Raviver les Soins de Santé Primaires : Le rôle d’ACHAP.

En 1978, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a collaboré avec le Conseil œcuménique des Eglises pour formuler la déclaration d’Alma-Ata, qui affirme que les soins de santé primaires (SSP) sont un moyen de garantir l’accès aux soins de santé en tant que droit humain fondamental.

La vision telle qu’interprétée visait à maintenir les gens productifs et en bonne santé au sein de leurs communautés. L’hypothèse était également que la majorité des besoins de santé des communautés pouvaient être satisfaits dans le cadre d’un système de soins de santé primaires efficace qui garantirait l’accès à des services de santé de qualité, abordables, à des services de promotion, de prévention et de soins curatifs. Pourtant, à ce jour, il existe encore des lacunes fondamentales dans l’accès à des services de santé de qualité et abordables pour les populations nécessiteuses.

Au fil des années, les prestataires de soins de santé des confessions religieuses(PSSCR) et les associations chrétiennes de santé(ACS) ont financé leurs programmes de santé et leurs hôpitaux principalement par une assistance externe (fournitures médicales, médicaments, personnel médical missionnaire/expatrié, etc.

Toutefois, en raison de changements dans le paradigme du développement, les prestataires de soins de santé des confessions religieuses(PSSCR) et les Associations Chrétiennes de Santé(ACS) sont confrontés à une diminution ou au retrait du soutien des donateurs pour les dépenses d’investissement et les dépenses récurrentes. Cela a abouti à la recherche de mécanismes de financement durables et alternatifs pour soutenir la mission de l’Église dans le domaine de la santé. Il s’agit notamment, mais pas exclusivement, des nouveaux modèles de financement de la santé mis à l’essai par certains Prestataires des soins de santé du milieu religieux. Étant donné le besoin de viabilité financière de l’Église dans le domaine de la santé, ACHAP doit explorer/évaluer la faisabilité de modèles de financement novateurs pour les soins de santé primaires.

Historiquement, les Associations Chrétiennes de Santé (ACS) ont toujours contribué de manière significative à répondre aux transitions démographiques et épidémiologiques, en particulier dans les milieux fragiles de l’Afrique Sub-Saharienne. Ainsi, les ACS ont toujours servi de tampon pour les systèmes nationaux de santé. Par conséquent, on ne saurait trop insister sur le rôle des ACS en ce qui est de la mise en œuvre des soins de santé primaires pour la Couverture Sanitaire Universelle.

En général, les systèmes de santé du milieu confessionnel, dirigés par les ACS, sont réputés pour leurs innovations et leurs atouts potentiels qui pourraient être mis à profit pour optimiser les services de santé primaires, offrir une valeur publique et compléter les systèmes nationaux de santé. De ce fait, ACHAP reconnaît le besoin de partenariats novateurs, de systèmes de santé réactifs et résilients, en particulier dans la réingénierie des soins de santé primaires en vue d’atteindre les objectifs de couverture sanitaire universelle et de développement durable (CSU/ODD).

D’où le thème de la conférence :Raviver les Soins de Santé Primaires : Le rôle d’ACHAP.

La 8ème Conférence Biennale, Maseru, Lesotho, 2017

Thème « Mettre en place des partenariats pour le renforcement des systèmes de santé des organisations confessionnelles vers la réalisation des objectifs de développement durable ».

Les membres d’ACHAP, reconnaissant leur rôle unique en tant qu’agents de prestation de services, y compris la réalisation des ODD ont dédié leur 8e Conférence biennale et Assemblée générale qui se tiendra à Maseru, Lesotho, en février 2017, à discuter sur l’établissement de partenariats pour le renforcement des systèmes de santé des organisations confessionnelles vers la réalisation des objectifs de développement durable. La conférence visait à donner aux ACS l’occasion de réfléchir à leur contribution actuelle à la prestation des services de santé, au nouveau contexte mondial des ODD, aux défis et aux possibilités d’accroître leur contribution en établissant des partenariats efficaces pour le développement des capacités, la mobilisation des ressources et le renforcement des systèmes.

Il s’agissait de :

  • Réfléchir sur le contexte des ODD et l’implication des services de santé des Organisations confessionnelles en Afrique.
  • Discuter des nouveaux défis et opportunités en vue d’une couverture santé universelle.
  • Discuter des possibilités de partenariat stratégique pour le renforcement des systèmes de santé en vue d’atteindre les objectifs de développement durable.
  • Identifier les mécanismes pour créer/documenter une base de preuves de la contribution des organismes religieux dans le domaine de la santé, y compris la mise en place d’un consensus sur les indicateurs.
  • Mettre en évidence et partager les succès des cadres/modèles de partenariat efficaces existants entre les ACS et les gouvernements, les donateurs, le milieu universitaire, le secteur privé et d’autres organisations de la société civile
  • Identifier les défis à relever pour un plaidoyer régional et mondial commun pour ACHAP et les organisations partenaires.
  • Donner l’occasion à ACHAP de tenir sa 8e réunion de travail de l’Assemblée générale et d’examiner les progrès réalisés dans le cadre du Plan stratégique quinquennal 2015-2019.

La conférence a permis aux ACS –Membres d’ACHAP d’améliorer leurs connaissances et de renforcer leurs capacités en ce qui concerne les DSS, les partenariats et les systèmes de santé. La conférence a eu aussi comme résultat l’obtention d’un consensus sur les indicateurs pour la documentation de la contribution des services de santé des OC et la stratégie de collecte et de traitement des données.

Il est important aussi de souligner que la conférence a été marqué par une déclaration avec des messages clés et un engagement vis-à-vis des ACS et des partenaires couvrant les partenariats, la mobilisation des ressources, le renforcement des capacités, le plaidoyer et la responsabilité.